mardi 25 mars 2008
Nouvelle adresse
Retrouver le nouveau site "Toi qui viens d'Ethiopie..."
à cette adresse :
www.toiquiviensdethiopie.com
Spectacle au profit des Amis du Toukoul
Chattertone présente
"Les Misérables"

au profit de l'association "Les Amis du Toukoul"
Samedi 26 avril 2008 - 20h30
à Mons en Baroeul
salle Salvador Allende (face à l'hôtel de ville)
tarifs : 10 / 9 / 6 Euros
infos et billeterie : 03 28 49 45 90
60 artistes donnent vie à cette comédie musicale très réussie !
Le jeu des acteurs et danseurs, l’interprétation des chanteurs et musiciens, la mise en scène ,les décors et les arrangements musicaux restituent avec justesse l’Humanité et la Justice, valeurs centrales de l’oeuvre de Victor Hugo...
Pourquoi soutenir l'association "Les Amis du Toukoul" ?
"Les Amis du Toukoul" aident plusieurs structures en Ethiopie :
- Une vingtaine de centres d'accueil disséminés dans toute l'Ethiopie
qui recueillent environ 400 enfants abandonnés chaque année.
- L'orphelinat du Toukoul qui accueille 350 enfants de 0 Ã 7 ans en
provenance de ces centres. Les enfants y sont soignés, entourés,
éduqués et scolarisés, grâce au soutien de diverses associations et
donateurs.
- L’orphelinat de Burayu qui prend le relais pour les 80 enfants de 7 Ã
12 ans. Les enfants sont scolarisés dans les écoles de Burayu et logés
dans le nouvel orphelinat.
- Le V.T.P.C qui place les enfants de plus de 12 ans (193 enfants) dans
des familles d’accueil éthiopiennes, les scolarisent et les aident
jusqu’à l’obtention d’un emploi. Il propose également des formations
professionnelles basiques.
- Une maison médicalisée pour les bébés séropositifs issus du Toukoul qui sera bientôt dans de nouveaux locaux à Akaki.
- La construction d’une clinique de jour pour prendre en charge les enfants HIV, les handicapés mentaux et moteurs du Toukoul.
L'action de l'association se traduit par un soutien financier à ces
différentes structures assorti d’un contrôle rigoureux de l’utilisation
des fonds.
jeudi 11 octobre 2007
Le Soudan a expulsé des Ethiopiens en violation des traités sur la protection des réfugiés
Le Soudan a rompu les accords internationaux sur la protection des réfugiés en expulsant un groupe d'Ethiopiens vers leur pays d'origine, a rapporté jeudi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Khartoum a renvoyé au moins 15 réfugiés vers l'Ethiopie le mois dernier, en dépit du fait qu'ils pourraient faire l'objet de persécutions à leur retour, a déclaré le bureau du HCR.
Cette expulsion -qui fait suite à un incident similaire au mois d'août- constitue une rupture de la Convention de 1951 sur les réfugiés et d'autres traités par le Soudan, a rapporté le HCR.
L'agence onusienne a exhorté Khartoum à respecter ses obligations de protéger les réfugiés et à s'abstenir d'expulser une vingtaine d'autres ressortissants éthiopiens, qui auraient été arrêtés par les forces de sécurité soudanaises.
Source : La Tribune, 11 octobre 2007
"L'homme en détresse" a ouvert deux écoles en Ethiopie
L'organisation humanitaire tchèque "Clovek v tisni" ("L'homme en détresse"),
a ouvert, jeudi, dans le sud de l'Ethiopie, deux établissements
scolaires : une école primaire dans le village d'Assore et un lycée
professionnel à Awassa. Les deux écoles seront fréquentées par 250
élèves.
Source : Radio Prague, 11 octobre 2007
mardi 9 octobre 2007
Le Kebra Negast enfin en français
Le Kebra Negast (Gloire des Rois en guèze), est un récit épique qui se
situe près de 1000 ans avant Jésus-Christ. Il retrace notamment la
rencontre entre Makeda, la Reine de Saba et Salomon, Roi d’Israël. De
cette rencontre, naîtra Ménélik Ier, le fondateur de la dynastie
salomonide dont Sa Majesté Hailé Sélassié Ier est le dernier empereur.
Le livre relate également comment, Ménélik se serait emparé des Tables
de la Loi et les auraient convoyé en Ethiopie où elles reposeraient
encore aujourd’hui dans la chapelle Sainte Marie de Sion à Axoum.
Son traducteur, Samuel MAHLER est étudiant en Théologie. A la recherche des origines du christianisme africain, il part en Ethiopie, sur les traces de la Reine de Saba, pour y étudier les mystères du Kebra Negast. Il mettra 2 ans pour traduire en français ce récit à la Gloire des Rois d’Ethiopie... entre légende et réalité.
Cette édition est la seule traduction intégrale disponible en France.
Il est disponible à la Boutique des Artistes (Prix : 19,90 Euros)
Source : JAHSound, 9 octobre 2007
mercredi 19 septembre 2007
Idan Raïchel : Retour aux sources
L’Ethiopie transparaît dans chaque note de la musique de Idan Raïchel, ou presque. Quoi de plus naturel alors que le chanteur israélien ait visité et proposé récemment une tournée dans ce pays d’Afrique noire. Pour cinq jours, que le réalisateur Tomer Heymann à immortalisé de sa caméra avec un film : Chahor al Lavan (noir sur blanc).
Chahor al Lavan" est le titre du nouveau film du réalisateur israélien Tomer Heymann, qui décrit la visite et les concerts donnés par Idan Raïchel en Ethiopie. Le "Project de Idan Raïchel", présenté durant cinq jours, donna même le jour à une nouvelle chanson, écrite pour l’occasion et si significative : "Habaïta, Aloh vé Hazor", traduit par "à la maison, aller et retour".
Ce film documentaire, qui accompagne Idan Raïchel dans toute la palette des sentiments et des émotions vécus tout au long de ces voyages, notamment Addis Abéba. Ce film n’est pas une œuvre habituelle, centrée sur le travail de création en amont. "Ce n’est pas un film qui me montre en train de travailler, derrière les machines, en studio. Tomer Heymann, le metteur en scène, a plutôt profité de cette expérience et de notre Projet pour en faire un prétexte à l’exploration d’une crise d’identité ou à nos différentes personnalités. C’est aussi un film sur ce que représente une maison pour une partie des gens qui étaient avec nous. Le concert donné à Addis Abéba fait partie de la tournée que nous avons présenté en Israël et à travers le monde".
Cette tournée est passée notamment par le Festival Womed en Angleterre. Idan y a d’ailleurs eu la chance de rencontrer le maître de la musique éthiopienne : Mahmoud Ahmad. Le chanteur leur a révélé que le grand Festival d’Addis Abéba aurait lieu l’année prochaine et qu’il souhaitait vivement les voir y participer. Puis s’empressa de discuter avec les organisateurs afin d’obtenir leur invitation.
La plupart du temps, nous nous efforçons de rester le moins longtemps dans le lieu de notre concert, jouant puis repartant. Mais pour Addis Abéba, nous avons eu envie d’y rester cinq jours. Car c’était notre première découverte de ce pays, notamment pour Kavra Kassaï notre chanteuse. Kavra est née en route, de l’Ethiopie vers Israël ! Et pourtant, elle n’y était jamais venue !"
Idan Raïchel oublie certainement de rappeler que ce voyage signifiait aussi un retour vers ses origines : celles de son père, Wagdars Wassa, monté en Israël à l’age de quatorze ans. Son père effectue d’ailleurs jusqu’à présent des allers retours entre l’Ethiopie et la Terre Sainte. Il considère ainsi ce pays d’Afrique comme "sa maison". "Pour moi aussi", précise Idan, "l’Ethiopie est un peu ma maison puisque une grande partie de mon inspiration musicale provient de là bas".
Ces histoires d’allers retours, de maison et d’inspiration se devaient donc d’être immortalisées par la caméra sensible de Tomer Heymann. Pas de place en effet pour le superficiel ou les paillettes. C’est surtout la profondeur et la vérité de cette expérience qui importaient.
Au-delà de ce documentaire qui fait l’actualité de l’artiste, se pose la question du très attendu troisième album. "Je suis sans cesse au travail, dans une optique d’évolution artistique. Mais je n’ai pas l’habitude de fonctionner avec des délais et des planifications. C’est un inconvénient mais aussi un avantage. Je travaille tout le temps, avec Guilad Schmouéli, depuis mon premier album. Il se pourrait même qu’il monte sur scène et chante lui aussi".
En attendant, le film sera projeté à la télévision israélienne, sur Arouts 2, le 11 octobre prochain. Quant
aux prochaines prestations scéniques du chanteur, elles sont prévues le
19 octobre à Hertzlia, au Palais des Arts de la Scène et le 26 Ã
Jérusalem, au Bet Chmouel. On en salive d’avance !
Source : Arouts 7, 19 septembre 2007
L'ONU préconise une enquête sur les droits de l'homme en Ogaden
Une mission d'enquête de l'ONU, qui s'est rendue dans la région troublée de l'Ogaden, dans le sud-est de l'Ethiopie, a préconisé mercredi dans un rapport l'organisation d'une "enquête indépendante sur la situation des droits de l'homme" dans cette région.
"La mission a reçu des informations et des témoignages directs de sérieuses violations des droits de l'homme (...) il est de l'avis de la mission que ces inquiétudes concernant les droits de l'homme nécessitent une enquête indépendante", indique le rapport de 23 pages dans ses conclusions.
"Sur la base des informations rassemblées au cours de cette mission, une communication séparée sur les questions de protection et de droits de l'homme est préparée par les Nations unies et sera partagée et discutée avec le gouvernement" éthiopien, ajoute le texte.
La dernière recommandation du rapport estime que "pour le moment, le gouvernement et toutes les autres parties impliquées dans les opérations militaires devraient prendre des mesures appropriées et urgentes pour protéger les populations civiles dans la région".
Cette mission, qui s'est déroulée du 30 août au 5 septembre, devait étudier "les possibles impacts humanitaires des violences dans la région".
Un responsable de l'ONU a expliqué à des journalistes mercredi soir à Addis Abeba que le rapport sur les droits de l'homme "n'a pas été rendu public parce que les droits de l'homme sont une question sensible pour n'importe quel pays ou gouvernement".
"Nous ne voulons pas menacer notre enquête et nous espérons pouvoir continuer à travailler avec le gouvernement", a-t-il ajouté, rappelant que "la mission avait un but essentiellement humanitaire".
"Nous avons reçu des informations alarmantes. Nous en avons entendu assez pour justifier une telle enquête", a-t-il souligné.
Le gouvernement éthiopien qui a reçu le texte mercredi avant sa publication, n'a pas encore réagi à ce rapport présenté à New York, siège de l'ONU, mercredi.
L'Ogaden, situé le long de la frontière avec la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, est une région très instable d'Ethiopie, fief du mouvement rebelle du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF), contre lequel le gouvernement éthiopien a lancé des opérations militaires ces derniers mois.
Sur le plan humanitaire, la mission onusienne a souligné que "les conditions humanitaires dans la zone de conflit se sont sérieusement détériorées au cours des derniers mois (...) Le prix de la nourriture a quasiment doublé. Les restrictions imposées au commerce et à l'échange de bétail par le gouvernement pour stopper la contrebande ont beaucoup aggravé l'insécurité alimentaire".
"De plus, les opérations de distribution d'aide alimentaire dans les zones affectées par les opérations militaires ont été gravement retardées", ajoute l'ONU qui préconise "une distribution d'urgence d'aide alimentaire pour environ 600.000 personnes pendant trois mois".
Début juillet 2007, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a accusé l'armée éthiopienne d'avoir rasé des villages et déplacé des milliers de civils.
L'ONLF a de son côté accusé le gouvernement éthiopien d'être coupable de "crimes contre l'humanité" voire de "génocide" dans la région, où le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dû cesser ses activités fin juillet sur demande des autorités éthiopiennes.
Source : Romandie News, 19 septembre 2007
mercredi 12 septembre 2007
- SOMMAIRE -
* INDEX ALPHABETIQUE *
- AGENDA - Evènements à ne pas rater !
ACTUALITE
Agriculture & Environnement
Aide humanitaire
Climat & Catastrophes naturelles
Economie & Développement
Politique extérieure & Conflits
Politique intérieure & Droits de l'homme
Santé
Sport
DECOUVERTE DES REGIONS ET DE LEURS SPECIFICITES
Addis Abeba
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Plan de la ville ![]()
Le Mercato ![]()
Dire Dawa
+ ![]()
Le chemin de fer Addis Abeba - Dire Dawa
+
+ ![]()
Harar
+
+
+
+ ![]()
Histoire ![]()
La vie quotidienne ![]()
Visages ![]()
Détails et couleurs ![]()
Région Afar ![]()
La zone administrative 1 ![]()
Assaïta ![]()
La zone administrative 2 ![]()
La zone administrative 3 ![]()
La zone administrative 4 ![]()
La zone administrative 5 ![]()
Le woreda spécial Argoba ![]()
Région Amhara ![]()
La zone Agew Awi ![]()
La zone Gojam Est ![]()
La zone Gojam Ouest
La zone Gondar Nord
La zone Gondar Sud ![]()
Debre Tabor ![]()
La zone Oromia
Bati
+ ![]()
La zone Shoa Nord
La zone Wag Hemra ![]()
La zone Wollo Nord
La zone Wollo Sud ![]()
Dessie
+
+ ![]()
Kombolcha ![]()
La zone spéciale Bahir Dar
Bahir Dar
+ ![]()
Le lac Tana
Région Benishangul-Gumuz ![]()
La zone Asosa ![]()
La zone Kamashi ![]()
La zone Metekel ![]()
Le woreda spécial Pawe ![]()
Région Oromia ![]()
La zone Arsi ![]()
La zone Bale ![]()
La zone Borena ![]()
La zone Illubabor
La zone Hararghe Est
La zone Hararghe Ouest
La zone Illubabor
La zone Jimma
La zone Shoa Est
La zone Shoa Nord
La zone Shoa Ouest
Ambo et le lac de cratère du Mont Wenchi
+
+
La zone Welega Est
La zone Welega Ouest
Le lac Langano ![]()
Région Peuples du Sud
Awassa ![]()
Chencha, village Dorzé ![]()
Région Tigré ![]()
La zone Tigré Centre ![]()
La zone Tigré Est ![]()
La zone Tigré Ouest ![]()
La zone Tigré Sud ![]()
Gastronomie
Restaurants éthiopiens
Le Nil Bleu (Paris)
L'Abyssinia (Lausanne)
Recettes éthiopiennes
Atkeult Wat, plat de légumes de la région de Harar
Azifa, salade simple de lentilles
Azifa be Khariya, salade de lentilles au piment entier ou poivron
Doro wat, poulet en sauce avec œufs entiers
Doulet, plat de mélange de viandes, de foie et de tripes
Injéra, galette ou grande crêpe éthiopienne
Sauce berbère
Sauce pimentée
Selatha, salade éthiopienne
Tebs, sauté de morceaux de viande
Géographie
Le Climat ethiopien
La Végétation éthiopienne
Histoire
Le Reine de Saba
+
+ ![]()
Littérature
Woubé l'interlope
Sortie de "Éthiopie, le livre et l’ombrelle" de Gérard Macé
Peuples & Ethnies
Le peuple Afar
+
+ ![]()
Le peuple Anuak ![]()
Le peuple Bana ![]()
Le peuple Borana ![]()
Le peuple Bumi ![]()
Le peuple Dassanech
+ ![]()
Le peuple Dorzé
+ ![]()
Le peuple Erbore ![]()
Le peuple Galeb
Le peuple Hamar ![]()
La cérémonie du "Gore"
+ La cérémonie de "l'Ulki" ![]()
Le peuple Karo
+
+ ![]()
Le peuple Konso
+
+
+ ![]()
Le peuple Mursi
+ ![]()
Le peuple Nuer
Le peuple Surma ![]()
Situation des Femmes
Les Mutilations Génitales Féminines
+
+
+ ![]()
Les Mariages forcés
+ ![]()
mardi 11 septembre 2007
L'Ethiopie célèbre son an 2000 !
Le pays célèbre le 2ème millénaire sept ans après le reste du monde. Les festivités qui vont du 11 au 15 septembre prochains servent de prétexte à la réconciliation nationale.
La frénésie qui accompagne la préparation de l'Enkutatash, le nouvel an éthiopien est passée à la vitesse supérieure dans tout le pays. Dans bon nombre de réunions, dans les journaux, à la télévision, les conversations de salon ou de rue, on ne parle que du "millénium". A tout visiteurs, la question est posée presque intuitivement : "Are you there for the Millenium ?" (Etes-vous là pour le millénaire ?) A Addis Abeba comme à Debre Zeit ou à Nazareth, on voit bien planté le décor de la fête. Des parcs de distraction sont érigés dans plusieurs quartiers de ces métropoles. Les fleuristes apportent leurs touches aux préparatifs avec des" Welcome Millenium 2000" ou Happy "Ethiopian Millenium" soigneusement dessinés ici et la.
L'étranger apprend, non sans surprise, que ce Enkutatash est particulier cette année. Le calendrier julien en vigueur en Ethiopie attendra l'an 2000. Ce sera exactement le 12 septembre 2007 du calendrier grégorien, le calendrier ordinaire. Soit 7 ans de décalage !
Pour l'occasion, toute l'Ethiopie est en pleine mue, et l'Etat s'y implique visiblement. Un comité national d'organisation des festivités a été mis sur pied. Le souci d'héberger les 700.000 Ethiopiens de la diaspora attendus a poussé à l'investissement dans l'immobilier. De grands immeubles et de belles villas sortent de terre, les adductions d'eau sont en cours d'extension, des infrastructures routières en construction. Plusieurs centaines d'arbres ont été plantés à travers le pays, pour donner une touche environnementale particulière à la célébration.
Des signes qui prouvent que le "Millenium 2000" est un événement exceptionnel. D'ailleurs, des sources diplomatiques affirment que c'est depuis deux ans que cette fête se prépare et qu'elle servira de prétexte au lancement d'une opération de réconciliation avec certains Ethiopiens ; ceux qui, pour des raisons diverses, ont été contraints à l'exil. Les mêmes sources disent que la libération inattendue des prisonniers politiques en juillet dernier, embastillés en 2005, à la suite des élections contestées par l'opposition, peut être symboliquement interprétée comme la première hirondelle de ce "printemps" espéré et vivement attendu. La fête sera officiellement lancée demain 11 septembre 2007 mais les festivités dureront jusqu'au 11 septembre 2008.
Source : AllAfrica, 11 septembre 2007
L’Ethiopie entre dans le nouveau millénaire
par Habibou Bangré
L’Ethiopie célèbre, ce mardi à minuit, son entrée
dans le nouveau millénaire. Cette nation d’Afrique de l’Est utilise en
effet le calendrier julien, décalé d’environ sept ans sur notre
calendrier grégorien. L’historien éthiopien Kiflé Selassie revient sur
quelques moments forts de l’histoire de son pays.
Addis-Abeba est au cœur de toutes les attentions. Ce mardi, à minuit (21h GMT), c’est dans la capitale éthiopienne que se tiendra la majeure partie des célébrations du nouveau millénaire – que fêteront les nations calées sur le calendrier julien. Pour que la fête se déroule au mieux, les forces de l’ordre sont à pied d’oeuvre pour assurer la sécurité. La ville s’est parée de ses plus beaux atours et quelque 5 700 sans-abri ont été temporairement délocalisés. A l’occasion de ce passage dans une nouvelle ère, Afrik a voulu revenir sur l’histoire du calendrier julien et sur quelques moments forts de l’histoire de l’une des plus anciennes civilisations. Pour remonter le temps, nous avons interviewé Kiflé Selassie, historien et président de l’Alliance culturelle pour le millénium éthiopien en France, une organisation non gouvernementale, apolitique et indépendante.
Afrik.com : Pourquoi avoir créé l’Alliance culturelle pour le millénium éthiopien en France ?
Kiflé Selassie : C’est une association de loi 1901 créée
il y a cinq-six mois pour le nouveau millénaire éthiopien. L’objectif
est de montrer pour cette occasion, et chaque année, ce qu’est la
diversité culturelle de l’Ethiopie, de l’Afrique et de montrer que
cette diversité est le lot de tous les pays du monde.
Afrik.com : Comment fonctionne le calendrier julien qu’a adopté l’Ethiopie ?
Kiflé Selassie : Le calendrier julien a été mis au point
par l’empereur romain Jules César. Il se compose de douze mois de
trente jours et d’un treizième mois qui compte six jours les années
bissextiles et 5 le reste du temps. Ce calendrier, le seul qui était
utilisé jusqu’à environ 1580, fait remonter la naissance du Christ au
1er septembre.
Afrik.com : Selon le calendrier grégorien que nous utilisons, le jour de l’an éthiopien tombe le 11 ou le 12 septembre…
Kiflé Selassie : Oui. D’ailleurs, cela a sauvé la vie de
quelques personnes le jour des attentats sur les tours jumelles le 11
septembre 2001. Six Ethiopiens qui travaillaient dans les tours avaient
fait la bringue le 10 et ne sont pas venus le lendemain matin au
travail. En revanche, deux Ethiopiens qui travaillaient dans les
cuisines et n’ont pas réveillonné la veille sont morts.
Afrik.com : Qu’est-ce qui a fait la force de l’Ethiopie au travers des millénaires ?
Kiflé Selassie : Les chrétiens, les musulmans, les
Felashas… tous étaient acceptés dans le même espace car dans les
croyances traditionnelles africaines on ne cherchait pas à convertir.
Elles étaient des religions tolérantes, au contraire du christianisme,
de l’islam et du judaïsme. Les protestants et les catholiques se sont
battus 100 ans. Chez les musulmans ont connaît les problèmes entre
chiites et sunnites, mais il y a aussi les wahhabites, les salafistes…
En Afrique, l’attitude face aux croyances est laïque, notre conception
des croyances est un peu ludique. Dans les pays du Nord on est plus
sectaire, dogmatique.
Afrik.com : L’Ethiopie est le seul pays d’Afrique à n’avoir pas été colonisé. Comment l’expliquez-vous ?
Kiflé Selassie : On s’est battus ! Les autres pays aussi
se sont battus, mais pas au même niveau. Les Anglais avaient colonisé
le Kenya, le Soudan et le Somaliland et ont fini, en 1868, par arriver
presque au Centre de l’Ethiopie. Le roi Théodoros II s’est suicidé. Les
Anglais ont alors compris que s’ils restaient, ils seraient en
difficulté. Alors ils sont partis. Quand le chef donne ainsi l’exemple,
ça galvanise les troupes. Les gens se disent que si lui s’est suicidé,
alors on peut bien se faire découper en rondelles. Pour ce qui est de
l’Italie, en 1896, elle a voulu envahir l’Ethiopie à partir des côtes
de l’actuelle Erythrée. Le roi Ménélik les a taillés en pièces. C’est
la première défaite affligée par un pays non moderne à une armée de
type moderne. Tant et si bien que l’Italie a eu du mal à digérer cette
défaite.
Afrik.com : Elle a d’ailleurs occupé l’Ethiopie quatre ans…
Kiflé Selassie : En 1936 nous avons été victimes d’une
agression fasciste de Mussolini. L’Italie a occupé quatre ans les
villes, mais pas des campagnes, et a perdu en 1941. Il y avait une
résistance dans le pays, mais nous n’avions pas les mêmes moyens
qu’eux : nous n’avions pas d’aviation, pas d’armes chimiques. Ils ont
utilisé du gaz moutarde, pour lequel l’Ethiopie a été un vaste terrain
d’expérimentation. Un Ethiopien sur sept en est mort, sur une
population de 15 Ã 20 millions de personnes.
Afrik.com : Quel type de résistance a permis la libération ?
Kiflé Selassie : Il y avait le marché noir, on
s’approvisionnait comme on pouvait. La résistance interne a joué un
grand rôle. La diaspora aussi : les Noirs américains, les Jamaïcainsâ€











































































































